Biographie de: VACHON, Maurice « Mad Dog »

Naissance : 14 septembre 1929 à Montréal, Québec
Décès : 21 novembre 2013 à Omaha, Nebraska
Intronisation : 2009
Discipline : Lutte
Catégorie : Athlète


Légende de la lutte professionnelle et adulé des foules, Maurice « Mad Dog » Vachon a pris sa retraite en 1986, à 57 ans, après avoir livré plus de 13 000 combats dans les rangs amateur et professionnel.

Ce dur au cœur tendre termina septième aux Jeux olympiques de Londres en 1948, « non sans avoir préalablement disposé du champion de l’Inde en seulement 22 secondes, avant de tirer ma révérence », dit-il.

Deux ans plus tard, médaille d’or au cou, il accédait à la plus haute marche du podium chez les 78 kilos, aux Jeux de l’Empire britannique disputés à Auckland  en Nouvelle-Zélande, connus aujourd’hui sous le vocable des Jeux du Commonwealth.

« Cette victoire, très significative pour moi, demeure un impérissable souvenir », dit-il, ajoutant que : « L’argent, ça va dans vos poches... et les médailles, dans votre cœur. »

L’ancien lutteur Paul Leduc, qui a moult fois goûté à la médecine du méchant garnement « Mad Dog » dans l’arène, dit de lui qu’il a été le meilleur lutteur qu’il lui a été donné d’affronter et de voir à l’œuvre.

En entrevue à Radio-Canada, il soulignait que Maurice Vachon était non seulement l’idéale caricature du méchant lutteur, mais qu’il était aussi un habile technicien, très dur physiquement et capable de maîtriser n’importe quel adversaire.

Alors qu’il était honoré, peu après sa retraite, celui qui a le plus valorisé l’image burlesque de la lutte, déclara : « J’ai tout fait en 40 ans de carrière pour me faire haïr, mais je pense avoir échoué en voyant l’hommage qui m’est rendu ce soir. »

De son intronisation au Panthéon des sports du Québec, Maurice Vachon se dit profondément ému. « Être ainsi honoré est à la fois très touchant et un immense plaisir, d’autant plus que le « chien enragé » que j’ai incarné tout au long de ma carrière, a enfin trouvé sa « niche » en ce prestigieux temple de la renommée », a donné à entendre l’impayable pince-sans-rire et habile comédien dans l’âme.

Deuxième d’une famille de 13 enfants, et natif de Ville-Émard, un quartier ouvrier de Montréal, Maurice Vachon doit son surnom de « Mad Dog » à Don Owen, un promoteur de l’Oregon, au terme d’un combat pendant lequel il s’en est pris non seulement à son adversaire, mais aussi à l’arbitre et à un policier qui le matraquait et qu’il projeta, selon ses dires, dans la deuxième rangée.

« Je trouvais la lutte ennuyante, de plus en plus plate et très endormante. Il me fallait réveiller tout ça et donner plus de lustre à mon sport », relate l’ancien vilain lutteur qui a fait le tour de la planète... combattant notamment au Pakistan, au Japon, en Allemagne, en Grande-Bretagne, en Australie, à Hawaï et partout au Canada et aux États-Unis.

Un an après son dernier combat au centre Paul-Sauvé, le 13 octobre 1986, il fut victime d’un accident de la route qui mena à l’amputation de sa jambe droite sous le genou. Pas moins de 40 000 admirateurs de par le monde lui firent part de leurs sympathies.

Deux autres membres de sa famille, son frère Paul et sa sœur Viviane, décédée dans une tragédie de la route, ont aussi lutté à ses côtés, multipliant victoires... et conquêtes.




 


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