VICENT, Tania

Naissance : 13 janvier 1976 à Laval
Intronisation : 2024
Discipline : Patinage de vitesse sur courte piste
Catégorie : Athlète

 

C’était pour suivre les traces de son grand frère Philippe que Tania Vicent a un jour chaussé les patins de patinage de vitesse alors qu’elle était âgée d’à peine dix ans. Si son aîné a vite accroché ses patins, Tania s’est plutôt accrochée aux siens! Elle a mené une carrière de 25 ans sur la glace, dont 17 avec l’équipe canadienne.

Cette longue carrière lui aura permis de passer de la plus jeune sur l’équipe nationale de patinage de vitesse courte piste alors qu’elle n’avait que 15 ans et était encore sur les bancs d'école au secondaire, à la plus âgée aux Jeux olympiques de Vancouver.

Longtemps dans l’ombre des Nathalie Lambert, qui fut son entraîneure avec le club Montréal-Inter alors qu’elle avait 13 ans, Isabelle Charest, Annie Perreault, elle a mis un certain temps à croire en ses possibilités. Travailleuse acharnée, elle est devenue une fille d’équipe inestimable, un atout dans les compétitions par équipe et dans les relais.

Aux Jeux olympiques, elle a remporté quatre médailles au relais, deux de bronze et deux d’argent, dans quatre Jeux consécutifs. Un exploit de longévité dans un sport aussi compétitif. Tania Vicent a aussi participé à 12 championnats du monde, récoltant 7 médailles toujours au relais.

Superstitieuse, elle mettait toujours son patin gauche avant son patin droit, Tania a été ennuyée par une blessure persistante à la hanche en 2006, blessure qui l’a tenue à l’écart de la saison 2007-2007 jusqu’aux premiers mois de la saison 2008-2009. Terminant au 14e rang des qualifications, elle ne fut pas retenue pour la sélection des championnats du monde 2009. Après une remise en question inévitable, elle s’est secouée et a mis les bouchées doubles. Les efforts en valurent la peine puisqu’elle fut choisie lors de la deuxième sélection de l’équipe nationale.

Cette mésaventure l'a fait gagner en sagesse, et à l’écoute des conseils de ses entraîneurs, elle intègre le repos à sa routine d’entraînement. La persévérance, apprise de sa mère décédée trop tôt, la sert bien et elle réussit un ultime objectif, se qualifier pour les Jeux olympiques de Vancouver en 2010 qui seront ses derniers. Après avoir été la plus jeune, elle était maintenant la sage du groupe, faisant profiter de sa vaste expérience ses coéquipières âgées de 19 à 23 ans qui devaient composer avec la pression de vivre leurs premiers Jeux olympiques à la maison.

Nommée patineuse de l’année par Patinage Canada en 2004, médaillée d’honneur de l’Assemblée nationale, Tania Vicent aura été le mortier de l’équipe canadienne pendant près de vingt ans.

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