DUSSAULT, Jacques

Naissance : 4 mai 1950 à Québec
Intronisation : 2024
Discipline : Football
Catégorie : Bâtisseur

 

On ne sait jamais quand la destinée frappera à notre porte. Pour Jacques Dussault, ça s’est passé par une journée ensoleillée. Il était tout jeune et il voulait aller jouer dehors. Mais le poste de télé était allumé et on y présentait un match de football universitaire entre McGill et Toronto. Fasciné, il a regardé le match jusqu’au bout en se disant qu’un jour il jouerait pour l’Université McGill. Cette journée venait de sceller son avenir. Joueur, entraîneur, analyste à la télé, il deviendrait tout ça dans la vie.

Après ses débuts dans le sport académique au secondaire, Jacques Dussault a joint les Diablos du Cégep de Trois-Rivières. D’abord flanqueur, puis secondeur, il a remporté le Bol d’Or avec son équipe, et plus tard, a participé à la finale de la Coupe Vanier avec les Redmen de l’Université McGill. Sa carrière de joueur s’est arrêtée là, ses genoux, ses épaules et ses tendons d’Achille ne lui permettant pas d’aller plus loin.

Il a débuté sa carrière d’entraîneur de la même façon que celle de joueur : à l’école secondaire à Montréal au Napoléon Courtemanche High school et à Sainte-Foy Katimavik H.S. en tant qu’entraîneur de différentes unités. Mais il passera rapidement à l’université en devenant coordonnateur à la défensive des Patriotes de l’UQTR avant de doubler 75 candidats pour faire le même boulot avec l’Université d’Albany. C’est d’ailleurs là qu’on l’a appelé « coach » pour la première fois, un surnom qui allait le suivre durant toute sa carrière. Puis Joe Galat, nommé entraîneur-chef des Alouettes de Montréal en 1982, en fait son entraîneur à la défensive et aux unités spéciales. Dussault devient ainsi le premier francophone de la ligue canadienne de football. Conscient de son rôle de pionnier, il y sera jusqu’en 1986.

À partir de là, résumer la carrière de Jacques Dussault est une tâche presque impossible. Il s’est promené entre Cégeps et universités, a fait un tour à Paris comme entraîneur-chef des Anges bleus. Il devient le premier francophone à occuper le poste d’entraîneur-chef chez les professionnels lorsqu’il se joint à la Machine de Montréal pour une saison. Il est retourné d'abord à l’Université McGill puis avec les Alouettes. Lors de leur retour en 2002, les Carabins de l’Université de Montréal en font leur premier entraîneur-chef avec qui il a gagné le championnat de la saison régulière, ce qui lui valut d’être nommé entraîneur de l’année du football universitaire du Québec en 2004. Il a gagné le Bol d’Or avec les Spartiates du Cégep du Vieux Montréal en 2009. Bref, le nombre d’équipes qui a bénéficié de ses lumières approche la vingtaine.

Parallèlement à tout ça, Jacques Dussault mène aussi une brillante carrière dans les médias. La Presse, Radio-Canada, RDS, TVA, TQS, tous profitent de son savoir et de ses analystes justes et pointues.

Détenteur d’un baccalauréat en enseignement de l'éducation physique de l'Université McGill et d’une maîtrise de l'Université Miami en Ohio en éducation, profil santé et éducation physique, Jacques Dussault voit son implication reconnue par de nombreux hommages. En 1987, la ligue de football collégial AAA a nommé l’une de ses divisions en son honneur. Tour à tour, les Patriotes de l’UQTR, les Carabins de l’Université de Montréal et les Alouettes de Montréal lui rendent hommage lors de l’un de leurs matchs. Jacques Dussault a été intronisé au Temple de la renommée du football canadien en tant que bâtisseur. Il fut le premier franco-canadien à être admis à ce Temple.

Jacques Dussault a pris sa retraite en 2017 après 55 ans passés dans le monde du football. Malgré la maladie qui l’a secoué durement, il n’a rien perdu de ses réflexes d’analyste quand il regarde un match! Touché, Jacques Dussault!

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