MARCOTTE, Gaston

Naissance : 23 septembre 1979 à Chelmsford (Ontario)
Décès : 5 janvier 2024 à Québec
Intronisation : 2024
Discipline : Hockey
Catégorie : Bâtisseur
 
Il a été l’une des personnalités les plus importantes pour le hockey au Québec, voire au Canada. Pourtant, il n’a pas gagné de Coupe Stanley ni engrangé des buts au championnat des marqueurs. Mais tout joueur au Québec lui doit quelque chose.

Diplômé des universités de l’Illinois et de celle du Michigan, il enseigna à celles d’Ottawa, de Montréal et de l’Université Laval. Reconnu comme l’un des « docteurs du hockey » au Québec, en compagnie de sommités telles que Georges Larivière, Claude Chapleau, Charles Thiffault et Christian Pelchat, il fut le premier à allier science et hockey et à s’intéresser à la biomécanique de ce sport.

Lorsque les Russes sont débarqués en Amérique en surprenant tout le monde lors de la Série du Siècle en 1972, Gaston Marcotte avait déjà tâté le terrain en URSS, en Tchécoslovaquie et en Suède pour comprendre comment on enseignait le hockey là-bas et voir ce qu’on pourrait en retirer. Et deux ans après cette célèbre série, il retournait en Union soviétique pour étudier les méthodes d’entraînement de ce pays.

Il fut à l’origine de la création de la Fédération du hockey amateur du Québec, parce qu’en assistant aux réunions de la Quebec Amateur Hockey Association, il s’indigna que la langue de travail soit uniquement l’anglais alors que la majorité des participants étaient francophones. Sa campagne de sensibilisation à travers la province mena à la naissance de l’ancêtre de Hockey Québec. Il a francisé le vocabulaire du hockey amenant les termes « tir frappé » « arrêt brusque », « pivot », ou « tir du revers », il a rallié tout le monde lors de la construction du PEPS de l’Université Laval en proposant de l’ouvrir à toute la population de la ville et en a fait un élément essentiel pour la santé physique. Il a été nommé président de la première Confédération des sports au Québec. Tous ces accomplissements et bien d’autres l’ont amené à être le premier membre du Temple de la renommée du hockey québécois. Il a aussi reçu le Gordon Jukes Award remis par Hockey Canada pour sa contribution à l’avancement du hockey au pays.

Véritable pionnier des sciences du sport, il aura été à l’origine de plus de 120 articles scientifiques, a rédigé dix livres sur le hockey, prononcé des dizaines de conférences et orchestré nombre de colloques majeurs. Ses dernières années de vie auront été consacrées à l’humanisation du système d’enseignement avec un principe en trame de fond : former d’abord de bons individus avant de bons professionnels.

Le legs de Gaston Marcotte est inestimable. Il s’est éteint, entouré des siens, sur une musique de Frank Sinatra, le 5 janvier 2024 à l’âge de 89 ans.

Il a été l’une des personnalités les plus importantes pour le hockey au Québec, voire au Canada. Pourtant, il n’a pas gagné de Coupe Stanley ni engrangé des buts au championnat des marqueurs. Mais tout joueur au Québec lui doit quelque chose.

Gaston Marcotte est né en 1934 à Chelmsford en Ontario et développa rapidement une passion pour le hockey. Il joua dans la ligue de l’Ontario, puis dans la ligue junior majeure du Québec, et de 1961 à 1963. Il dirigea l'équipe de hockey de l'Université d'Ottawa où il obtint un baccalauréat en éducation physique. Mais ce n’est pas sur la glace qu’il aura eu le plus grand impact.

Diplômé des universités de l’Illinois et de celle du Michigan, il enseigna à celles d’Ottawa, de Montréal et de l’Université Laval. Reconnu comme l’un des « docteurs du hockey » au Québec, en compagnie de sommités telles que Georges Larivière, Claude Chapleau, Charles Thiffault et Christian Pelchat, il fut le premier à allier science et hockey et à s’intéresser à la biomécanique de ce sport.

Lorsque les Russes sont débarqués en Amérique en surprenant tout le monde lors de la Série du Siècle en 1972, Gaston Marcotte avait déjà tâté le terrain en URSS, en Tchécoslovaquie et en Suède pour comprendre comment on enseignait le hockey là-bas et voir ce qu’on pourrait en retirer. Et deux ans après cette célèbre série, il retournait en Union soviétique pour étudier les méthodes d’entraînement de ce pays.

Il fut à l’origine de la création de la Fédération du hockey amateur du Québec, parce qu’en assistant aux réunions de la Quebec Amateur Hockey Association, il s’indigna que la langue de travail soit uniquement l’anglais alors que la majorité des participants étaient francophones. Sa campagne de sensibilisation à travers la province mena à la naissance de l’ancêtre de Hockey Québec. Il a francisé le vocabulaire du hockey amenant les termes « tir frappé » « arrêt brusque », « pivot », ou « tir du revers », il a rallié tout le monde lors de la construction du PEPS de l’Université Laval en proposant de l’ouvrir à toute la population de la ville et en a fait un élément essentiel pour la santé physique. Il a été nommé président de la première Confédération des sports au Québec. Tous ces accomplissements et bien d’autres l’ont amené à être le premier membre du Temple de la renommée du hockey québécois. Il a aussi reçu le Gordon Jukes Award remis par Hockey Canada pour sa contribution à l’avancement du hockey au pays.

Véritable pionnier des sciences du sport, il aura été à l’origine de plus de 120 articles scientifiques, a rédigé dix livres sur le hockey, prononcé des dizaines de conférences et orchestré nombre de colloques majeurs. Ses dernières années de vie auront été consacrées à l’humanisation du système d’enseignement avec un principe en trame de fond : former d’abord de bons individus avant de bons professionnels.

Le legs de Gaston Marcotte est inestimable. Il s’est éteint, entouré des siens, sur une musique de Frank Sinatra, le 5 janvier 2024 à l’âge de 89 ans.

Gaston Marcotte est né en 1934 à Chelmsford en Ontario et développa rapidement une passion pour le hockey. Il joua dans la ligue de l’Ontario, puis dans la ligue junior majeure du Québec, et de 1961 à 1963. Il dirigea l'équipe de hockey de l'Université d'Ottawa où il obtint un baccalauréat en éducation physique. Mais ce n’est pas sur la glace qu’il aura eu le plus grand impact.
← Retour