Diplômé en droit de l’Université Laval, Marc Lemay était un amateur de vélo convaincu, ayant participé à quelques compétitions de cyclisme étant jeune. Mais il passe vite de la selle à l’organisation, tout habitué qu’il était de prendre des responsabilités sur ses épaules. Faisant ses classes comme directeur technique du Tour de l’Abitibi de 1979 à 1981, il embraye rapidement sur un pignon inférieur et devient président de la Fédération québécoise des sports cyclistes de 1980 à 1981, avant d’augmenter une fois de plus la vitesse et de se retrouver président de l’Association cycliste canadienne de 1981 à 1992.
Marc Lemay n’est pas de ceux qui abordent la vie en se laissant aller en roue libre. Durant toutes ces années, il est aussi membre du conseil d’administration du Comité olympique canadien de 1982 à 1992 et présidera ensuite la Commission du vélo de montagne de l’Union cycliste internationale (UCI) de 1990 à 2002, en se gardant bien sûr un peu de temps pour occuper d’autres fonctions dans différents organismes liés au sport canadien et/ou au cyclisme international. En novembre 2021, il est nommé président du Collège Arbitral de l’UCI.
C’est certes là de quoi étoffer un CV quand on pense que, parallèlement à l’ensemble de ces tâches, il poursuit sa carrière d’avocat au centre communautaire juridique de l’Abitibi-Témiscamingue et devient le premier récipiendaire de l’ordre du Mérite du Barreau de l’Abitibi-Témiscamingue en 1994.
Possiblement parce qu’il avait des trous dans son agenda, Marc Lemay se présente aux élections fédérales de 2004 sous la bannière du Bloc Québécois et est élu par une forte majorité. Il siègera au Parlement jusqu’en 2011.
Parmi toutes ses grandes réalisations, l’une d’entre elles vient en tête de peloton, soit l’intégration du vélo de montagne comme nouvelle discipline à l’UCI et sa conséquence la plus glorieuse, soit l’inclusion de l’épreuve du cross-country en vélo de montagne aux Jeux olympiques d’Atlanta en 1996.
Une telle carrière ne passe pas inaperçue et Marc Lemay a récolté plus d’un honneur au fil des ans. Il a été intronisé à plusieurs Temples de la renommée, à commencer par celui du cyclisme québécois, puis du Comité olympique canadien, de Cyclisme Canada et du Tour de l’Abitibi, nommé trois fois administrateur par excellence au Gala Sports Québec et une fois au niveau canadien. Il a reçu le mérite de l’Union cycliste internationale, la Médaille du Lieutenantgouverneur du Québec et le prix Yvon-Dufour-et-Lucille-Plamondon au gala Élite de la chambre de commerce d’Amos.
De son Abitibi natale, région qu’il aime d’un amour profond, Marc Lemay aura su faire une réelle différence dans le monde du cyclisme international. Et il porte plus que jamais le titre pour lequel il est intronisé au Temple de la renommée du Panthéon des sports du Québec. C’est un bâtisseur dans l’âme, dans le geste, et dans les réalisations.