HOUDE, Paul

Naissance : 4 mai 1950
Intronisation : 2025
Discipline : Football
Catégorie : Bâtisseur
 
Paul Houde est né le 25 août 1954, dans le dernier croissant de lune, 56 jours après une éclipse solaire totale qui a alors traversé le Québec. Diplômé en géographie de l’Université de Montréal, il épouse quelques années plus tard Francine Audette, le 10 juillet 1982, dix ans exactement après une éclipse solaire, ce qui aura motivé le choix de la date.

Toute sa vie, Paul Houde aura été un homme de passions : astronomie, aviation, sports, communication, véhicules récréatifs. Des passions qu’il aura généreusement partagées avec un vaste public sur les différentes antennes qu’on lui a confiées.

Il a débuté sa carrière à la radio à CKAC, en partie grâce à ses talents d’imitateur. Il animera à toutes les plages horaires : nuit, matin, après-midi, retour à la maison. Il le fera à CKAC, CKCH, CKMF, CFGL, 98,5 et BPM, toujours avec autant de rigueur, de professionnalisme, de minutie et, bien sûr, de passion. En 49 ans de carrière, il a été à la barre de plus de 6 000 émissions de radio.

On se souviendra de lui aussi pour ses nombreux passages à la télévision, que ce soit à Radio-Canada, TVA, TQS ou Télé-Québec, et certains ont été plus notoires, comme sa coanimation avec Charles Lafortune au jeu « Le Cercle » de 2005 à 2011 qui a indéniablement assis la réputation de Paul Houde comme homme de grande culture.

Une grande culture doublée d’un sens de l’humour certain. Ses chroniques à « La fin du monde est à sept heures » et à « 3600 secondes d’extase » sont de celles qu’on se rappelle longtemps. Il a de plus participé à deux éditions du célèbre « Bye Bye », en 1976 et 1983, en faisant des imitations bien senties des politiciens de l’heure.

Son intronisation au Temple de la renommée du Panthéon des sports du Québec vient saluer le brillant commentateur et analyste qu’il était. Féru d’athlétisme, un sport qui satisfaisait certes sa soif de statistiques, il a été analyste dans cette discipline, notamment aux Jeux olympiques de Barcelone (1992) et d’Athènes (2004) en plus des Jeux du Commonwealth, des Jeux panaméricains et du Championnat du monde junior. Aux Jeux olympiques d’hiver, il forma un tandem coloré avec Jean-Paul Baert aux compétitions de bobsleigh et de luge de Lillehammer (1994) et de Nagano (1998). Ajoutons qu’il a aussi décrit le basketball aux Jeux de Los Angeles (1984). Pendant neuf ans, il fut analyste au football de la NFL et a commenté les Super Bowl XXI et XXII.

Sa mémoire exceptionnelle lui permettait de se rappeler les exploits des athlètes, peu importe le sport dans lequel ils excellaient, et ce, toujours avec brio et pertinence. Il a légué ce don particulier à son personnage de Fern, le gardien — sympathique loser selon ses mots — des « Boys » où il fut un personnage marquant.

Le décès de Paul Houde a pris tout le monde par surprise. Celui qu’on a bien souvent surnommé « encyclopédie vivante » a succombé subitement à des complications à la suite d’une opération au cerveau qui avait pourtant été un succès. Il a laissé derrière lui un public conquis et des projets inachevés, comme créer une série d’émissions avec son frère Pierre Houde, commentateur de sports à RDS, ou réaliser une série sur les voyages en VR.

Paul Houde est décédé le 2 mars 2024, et une chapelle ardente a eu lieu au Planétarium de Montréal le 5 avril, soit 3 jours avant une éclipse totale. Il laisse sur Terre son épouse Francine Audette, son frère Pierre et sa sœur Johanne, ses fils Karl et Paul-Frédéric et son petit-fils Léni ainsi que tous ses collaborateurs qui restent dans le sillage de cette étoile brillante.

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