Biographie de: BÉDARD, Éric

Naissance : 17 décembre 1976 à Saint-Thècle, Québec
Intronisation : 2011
Discipline : Patinage de vitesse
Catégorie : Athlète


Quadruple médaillé de la valse olympique aux Jeux de Salt Lake City, Nagano et Turin où il récolta deux fois l’or, l’argent et le bronze, le racé patineur de vitesse courte piste Éric Bédard a brandi bien haut le flambeau de sa discipline en défendant vaillamment les couleurs de l’équipe nationale de son pays, de 1995 à 2006.

L’étoile filante de Saint-Thècle en Mauricie mérite d’emblée son intronisation pour le brillant athlète qu’il fut et la personnalité sportive mondialement sollicitée qu’il est à titre d’entraîneur de haut niveau. Et il n’a pas encore 35 ans.

Ce grand technicien a participé à ses quatrièmes Jeux à Vancouver comme  entraîneur de la formation allemande et vise une cinquième participation, cette fois, à titre de directeur technique de l’équipe italienne, alors que Sotchi en Russie – bordant la mer Noire à proximité du massif du Caucase – sera ville hôtesses des 22es Jeux d’hiver 2014.

« Lorsque les Italiens m’ont approché, je considérais sérieusement l’offre de la Fédération québécoise de patinage de vitesse au poste de coordonnateur. Je n’ai cependant pu résister au défi qui m’attendait en Italie de superviser et entraîner de jeunes espoirs désireux de bénéficier de mon expérience et de mon savoir-faire », dit-il.

Éric Bédard revient fréquemment au Québec entraîner et inspirer de jeunes patineurs et guider certains hockeyeurs chevronnés de la Ligue nationale qui désirent tirer profit du programme de patinage intensif « Power skating ».

Celui qui a donné ses premiers coups de lames à 4 ans estime que se nombreux voyages au fil de sa carrière internationale lui ont permis de gagner de la maturité, de ne jamais abandonner et de s’enrichir culturellement.

Sportivement, le solide guerrier a semé la terreur chez ses adversaires dans plus de 80 compétitions internationales.

Au fil de ses prouesses sur longues lames, malgré les blessures, celui que l’on surnommait « le chat » en raison notamment de ses départs fulgurants a peaufiné un style bien personnel. Outre ses inoubliables exploits olympiques il a contribué à l’établissement d’une marque mondiale, aidant à stopper le chrono des 5 000 mètres à 6 minutes, 43 secondes et 730 millièmes, avec l’agréable complicité de Marc Gagnon, Jean-François Monette et Mathieu Turcotte.

Il a aussi été vice champion du monde en 2000 et quatre fois titulaire mondial par équipe, en 1998, 2000, 2001 et 2003.

En championnats du monde, il s’est hissé sur la plus haute marche du podium à Varsovie en Pologne, Sofia en Bulgarie, Sheffield au Royaume-Uni, La Haye au Pays-Bas, Bormio en Italie, Vienne en Autriche, Milwaukee et Saint Louis aux États-Unis et les des Mondiaux de Montréal, en 2002. Il nous  a aussi fait honneur en Coupe du monde à Bormio, Pékin et Amsterdam.

Au terme de sa carrière d’athlète, il a dit : « Je suis fier de ce que j’ai accompli et enthousiaste face à mon avenir. »

Il remercie ses parents qui l’ont supporté sans relâche et ses entraîneurs Guy Thibault, François Gougoux et Stéphane Bronsard de qui il dit avoir beaucoup appris : « Ils étaient exigeants et croyaient en moi qui adorais travailler avec acharnement. Ils m’ont inculqué une belle éthique de travail qui m’a permis d’accéder avec brio à l’élite mondial. »

« Je conserve aussi un merveilleux souvenir de mes anciens coéquipiers de l’équipe nationale, de mes amis et de mes supporters de longue date. »




 


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